Conakry accueillera, du 24 au 27 mars 2027, la Rencontre internationale francophone de la diplomatie des jeunes et des femmes (RIFDJF-Conakry 2027). À quelques mois de cet événement, les membres de la commission d’organisation mettent en avant les perspectives de réseautage, de dialogue et de formulation de recommandations concrètes pour renforcer la participation des jeunes et des femmes aux processus de décision.
Faire de la jeunesse et des femmes des acteurs incontournables de la diplomatie et de la prise de décision. C’est l’ambition affichée de la Rencontre internationale francophone de la diplomatie des jeunes et des femmes, prévue à Conakry du 24 au 27 mars 2027. La Guinée s’apprête ainsi à accueillir des participants issus de plusieurs pays de l’espace francophone autour des enjeux de paix, d’intégration, d’innovation et de développement.

Pour Mme Onivogui Esther Leno, coordinatrice adjointe de la rencontre, ce rendez-vous représente une occasion stratégique pour les jeunes Africains, francophones comme anglophones, de réfléchir ensemble à l’avenir du continent et de proposer des réponses aux défis auxquels ils sont confrontés.
« C’est un nouveau départ pour la jeunesse, pour les femmes, pour initier certaines initiatives et planifier le futur de cette Afrique-là, francophone surtout », explique-t-elle.
Au-delà des échanges, les organisateurs annoncent des panels animés par des intervenants expérimentés ainsi que des ateliers de co-construction destinés à faire émerger des recommandations. L’objectif est de favoriser la mise en réseau des participants et de transformer les discussions en propositions susceptibles de déboucher sur des actions concrètes.
Mais pour la coordinatrice adjointe, la réussite de cette rencontre dépendra également de l’engagement des participants. Elle invite les jeunes et les femmes à saisir l’occasion, notamment à travers l’appel à participation qui sera lancé.
« Une chose est de participer, une autre chose aussi est d’apporter. D’oser proposer. Qui sait si ta proposition est la meilleure ? », souligne-t-elle, tout en insistant sur l’importance des initiatives qui pourront être développées après le forum.
Car, prévient-elle, sans propositions concrètes ni perspectives de suivi, quatre jours de discussions risqueraient de rester un simple espace d’échanges.
Pour Ibrahima Sory Bayo, représentant de la JCI Nexus, l’importance de cette rencontre tient notamment à la nécessité de donner aux jeunes une place effective dans les instances où se prennent les décisions qui engagent leur avenir.

« Toute nation, c’est la jeunesse qui prend la relève de cette nation », rappelle-t-il.
Il estime que les jeunes disposent de talents et de potentialités qui doivent être mieux pris en compte par les institutions et les autorités. Leur participation ne devrait donc pas se limiter aux discours ou aux consultations ponctuelles, mais contribuer à l’élaboration des politiques et des orientations nationales.
Évoquant le contexte institutionnel de la Guinée et sa situation au sein de la Francophonie, Ibrahima Sory Bayo insiste sur la nécessité de faire entendre les préoccupations de la jeunesse et de les porter auprès des instances compétentes.
« La jeunesse ne doit pas être en marge de tout ça », affirme-t-il, avant de défendre une participation plus active des jeunes aux processus de décision.
Pour lui, la rencontre de Conakry doit permettre de faire remonter les difficultés rencontrées par les jeunes, de valoriser leurs compétences et de rapprocher leurs propositions des institutions chargées d’y apporter des réponses.

Membre de la commission d’organisation et représentante du CNOCSG, Mme Traoré M’mah Bangoura met, pour sa part, l’accent sur les objectifs de paix, d’intégration et de réseautage poursuivis par cette initiative internationale.
« Cette rencontre a pour objet de promouvoir la paix, l’intégration et le réseautage », précise-t-elle, en invitant les jeunes, les femmes, les partenaires et les sponsors à accompagner le projet.
Elle rappelle également que la mobilisation des ressources humaines et techniques constituera un levier important pour assurer la participation des jeunes et des femmes à ce rendez-vous prévu à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.
Pour les organisateurs, l’enjeu est donc double : réussir la mobilisation autour de l’événement et créer les conditions permettant aux échanges de produire des résultats durables.
À travers la RIFDJF-Conakry 2027, la Guinée entend ainsi offrir un espace de dialogue et de coopération aux jeunes et aux femmes de l’espace francophone.
Baldé Diganais Journaliste Greenmedias.com







