Timbo érigée en préfecture : la ministre de l’Administration du territoire salue la volonté du Président de rétablir l’histoire et de corriger une injustice coloniale
Le 16 octobre 2026 restera une date importante dans l’histoire de Timbo. Devenue préfecture par décret présidentiel, cette localité historique du Fouta-Djallon a célébré cette nouvelle étape administrative dans une atmosphère de réjouissance, de prières et de sacrifices. Une cérémonie à laquelle ont pris part les autorités, les ressortissants et les populations résidentes, mobilisés autour d’un événement porteur d’espoir pour l’avenir de leur territoire.
Au cœur de cette rencontre, la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation madame Camara Djenabou Touré a pris la parole devant les populations. Son intervention s’inscrit dans un contexte où cette nouvelle organisation administrative suscite de nombreuses attentes, notamment en matière de gouvernance locale, de services publics et de développement.
Cette évolution ne représente pas seulement un changement de statut pour Timbo. Elle ouvre également un nouveau chapitre dans les relations entre l’administration et les citoyens, avec la nécessité de traduire cette décision présidentielle en réalisations concrètes.
« En cette heureuse occasion, nous nous tenons du côté du Premier ministre, chef du Gouvernement, sur instruction du Président de la République, pour assister à cette cérémonie de réjouissance et de prière pour la paix et la concorde nationale. »
Au-delà de la portée institutionnelle de cette décision, les enjeux sont considérables. L’installation des services administratifs, le renforcement des capacités locales et l’amélioration de l’accès aux services publics figurent parmi les défis qui accompagneront la nouvelle préfecture. Autant de chantiers qui nécessiteront l’implication des autorités et la mobilisation des forces vives de Timbo.
Poursuivant son allocution, Madame la ministre a également rappelé l’importance historique de cette localité :
« Timbo ne représente pas une localité ordinaire dans l’histoire du Fouta-Djallon. Son héritage historique et culturel donne à cette évolution administrative une dimension particulière. Car Timbo a fait des alliances avec Kankan, avec Forécariah et bien d’autres localités. Donc, Timbo représente en lui seul la Guinée tout entière. »
Les prières et les sacrifices organisés à cette occasion ont ainsi traduit la reconnaissance des populations et leur attachement à cette terre.
Désormais, le défi est de faire de cette reconnaissance institutionnelle un véritable levier de développement. Entre attentes populaires, responsabilités administratives et espoirs collectifs, Timbo ouvre une nouvelle page de son histoire.
Une page dont la portée ne se mesurera pas uniquement à son nouveau statut, mais surtout aux progrès réalisés au bénéfice de ses habitants.
Baldé Diganais Journaliste Greenmedias.com







