Indépendance enchaînée, Liberté confisquée
02 octobre 2026, y a‑t‑il de quoi être fier, jusqu’à faire la fête, si Foniké Mengué et tant d’autres restent introuvables ?
Que célébrons‑nous au juste, si certains de nos concitoyens ne savent pas où se trouvent les leurs ?
Liberté ? Quelle liberté ?
Alors que Foniké Mengué et les autres ne sont pas libres, alors que des voix citoyennes sont réduites au silence, alors que la peur est devenue un instrument de gouvernance.
Indépendance ? Quelle indépendance ?
Alors que nous dépendons toujours des importations venues de Chine, de Dubaï et d’ailleurs, incapables de bâtir une économie souveraine et résiliente.
Souveraineté ? Quelle souveraineté ?
Lorsque nos ressources sont bradées aux puissances étrangères, lorsque nos décisions nationales sont dictées par des intérêts extérieurs, lorsque l’État se montre fort contre ses propres enfants mais faible face aux pressions du dehors.
Justice ? Quelle justice ?
Lorsque certains citoyens disparaissent sans procès, lorsque des familles vivent dans l’angoisse de ne pas savoir où sont leurs proches, lorsque la loi devient un instrument de répression plutôt qu’un garant d’équité.
Unité nationale ? Quelle unité ?
Lorsque des Guinéens sont exilés, privés de leurs droits civiques, empêchés de voter, réduits au silence, et que la fracture entre gouvernants et gouvernés s’élargit chaque jour.
Alors, que reste‑t‑il à célébrer ?
Une indépendance de façade, une liberté mutilée, une souveraineté illusoire. La véritable fête ne pourra avoir lieu que lorsque chaque citoyen sera libre, chaque voix respectée, chaque ressource préservée pour le peuple.
Cellou Kansala DIALLO







