Guinée : l’État encadre strictement l’usage des gyrophares et des sirènes
CONAKRY – Les autorités guinéennes ont décidé de mettre de l’ordre sur les routes du pays. Un arrêté conjoint, rendu public le mardi 29 septembre 2026, limite désormais l’emploi des dispositifs lumineux (gyrophares) et des avertisseurs sonores spéciaux à un cercle réduit de hautes personnalités et de véhicules prioritaires, sur tout le territoire national.

Le texte est signé par le ministre délégué à la Défense nationale, Ibrahim Kalil Condé, et par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo.
Qui reste autorisé ?
L’arrêté dresse la liste exhaustive des bénéficiaires. Il s’agit des personnalités suivantes :
– le Président de la République ;
– le Président de l’Assemblée nationale ;
– le Président du Sénat ;
– le Premier ministre ;
– le Ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la Défense nationale;
– le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile ;
– le Ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation ;
– le Chef d’État-Major Général des Armées ;
– le Haut-Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire ;
– le Directeur général de la Police nationale ;
– le Directeur de l’École de guerre.
Sont également concernés les véhicules d’intervention des Forces armées, de la Gendarmerie, de la Police et de la Protection civile lorsqu’ils sont en opération, ainsi que ceux des unités mobiles hospitalières, notamment les ambulances et les corbillards.
Le Ministre des Affaires étrangères peut, pour sa part, recourir à ces équipements dans le cadre des escortes liées à sa mission diplomatique, sous réserve de la réglementation en vigueur.
Une interdiction générale assortie de sanctions
Pour tous les autres usagers, l’utilisation, la détention, l’installation et la possession de gyrophares et de sirènes sont formellement prohibées sur l’ensemble du réseau routier national. L’article 4 précise que cette interdiction s’applique « quelle que soit la nature du réseau routier emprunté et la qualité du propriétaire ou détenteur du véhicule ».
Une dérogation reste possible, mais uniquement sur habilitation expresse des ministres chargés de la Défense et de la Sécurité. Les contrevenants s’exposent à des sanctions administratives et à des poursuites judiciaires.
Une application confiée aux plus hautes autorités sécuritaires
La mise en œuvre de cette mesure conjointe est confiée au Chef d’État-Major Général des Armées, au Haut-Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, au Directeur général de la Police nationale, ainsi qu’à l’Inspecteur général des Forces armées guinéennes et à l’Inspecteur général des services de Police et de Protection civile.

Rédaction de Greenmedias.com






