La quatrième édition de Guinea FinTech Week a officiellement ouvert ses portes ce mercredi 21 octobre 2026 à Conakry. Placée sous le thème « Du dialogue à l’exécution : bâtir l’infrastructure financière de la Guinée de demain », cette rencontre réunit les acteurs de l’écosystème financier autour d’une ambition commune : transformer les réflexions en actions concrètes au service de l’économie guinéenne.
Conakry ouvre une nouvelle séquence pour l’avenir de la finance numérique. Ce mercredi, les acteurs de la fintech, les représentants des institutions financières, les entrepreneurs et les partenaires de l’événement se sont retrouvés pour le lancement officiel de la quatrième édition de Guinea FinTech Week. Une cérémonie marquée notamment par les interventions d’Ibrahima Kalil Kaba, commissaire général de l’événement, et d’Elhadj Mohamed Lamine Conté, premier vice-gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG).
Dès l’ouverture, une conviction s’est dégagée des interventions : après plusieurs années de dialogue sur les défis et les perspectives de la finance numérique, l’écosystème guinéen doit désormais accélérer la concrétisation de ses ambitions.

Pour Ibrahima Kalil Kaba, cette quatrième édition s’inscrit dans une dynamique qui vise à rapprocher les acteurs, à favoriser le partage d’expériences et à créer les conditions d’une transformation durable du secteur financier.
Le commissaire général entend faire de Guinea FinTech Week un espace de convergence entre les décideurs publics, les entrepreneurs, les institutions financières et les professionnels de la technologie. L’enjeu est de dépasser les échanges théoriques pour faire émerger des initiatives susceptibles de répondre aux besoins de l’économie guinéenne.
« Le dialogue doit nous permettre de construire des solutions concrètes pour l’avenir de notre écosystème financier », résume l’orientation de son intervention.
Cette ambition traduit l’évolution recherchée par les organisateurs : faire de l’événement davantage qu’un rendez-vous annuel, en créant un cadre propice à la collaboration, à l’innovation et à l’émergence de nouvelles perspectives pour les entreprises et les institutions.
Dans cette logique, Ibrahima Kalil Kaba a également mis en avant l’importance de la mobilisation des partenaires et des différents acteurs qui accompagnent cette initiative. Leur engagement constitue, selon l’esprit de son intervention, un levier essentiel pour faire progresser l’écosystème.
« Nous devons unir nos expériences et nos efforts pour faire avancer la fintech en Guinée », telle est l’idée centrale qui ressort de son appel à la mobilisation collective.
La présence d’Elhadj Mohamed Lamine Conté, premier vice-gouverneur de la BCRG, donne une dimension institutionnelle particulière à cette ouverture. Elle rappelle que le développement de la fintech ne dépend pas uniquement de l’innovation technologique, mais également de la capacité des institutions à accompagner l’évolution des services financiers.

Sur le fond, l’intervention du représentant de la Banque centrale rejoint l’orientation générale de cette quatrième édition : les échanges entre les différents acteurs doivent contribuer à faire avancer les chantiers nécessaires à la transformation financière du pays.
« Le passage du dialogue à l’exécution est indispensable pour bâtir l’infrastructure financière de demain », résume cette convergence autour du thème de l’événement.
Cette orientation place au centre des discussions la nécessité de rapprocher les ambitions des acteurs économiques des réalités du terrain. L’enjeu est de favoriser un environnement dans lequel les innovations financières peuvent se développer, les entreprises accéder à des solutions adaptées et les populations bénéficier de services plus accessibles.
Dans cette perspective, le dialogue entre les autorités, les institutions financières et les entreprises technologiques apparaît comme une condition importante pour accompagner les mutations du secteur.
Deux jours pour concrétiser les ambitions
Prévue les 21 et 22 octobre, cette quatrième édition entend prolonger cette dynamique à travers des échanges entre professionnels, des rencontres d’affaires et des discussions consacrées aux perspectives de la finance numérique.
Mais au-delà de la cérémonie d’ouverture et de la mobilisation des participants, la portée de Guinea FinTech Week se mesurera à sa capacité à favoriser des engagements concrets, des partenariats durables et des avancées utiles à l’écosystème guinéen.
Car, pour la Guinée, le défi ne consiste plus seulement à discuter du potentiel de la fintech. Il s’agit désormais de créer les conditions permettant à ce potentiel de produire des résultats tangibles pour les entreprises, les institutions et les citoyens.
À travers cette quatrième édition, organisateurs et représentants institutionnels affichent ainsi une ambition commune : faire du dialogue le point de départ de l’action et de l’exécution le véritable indicateur du progrès.
Baldé Diganais Journaliste Greenmedias.com





