Du 3 au 5 novembre 2026, Conakry accueille une formation de trois jours consacrée au journalisme, au processus électoral, au journalisme sensible aux conflits, à la lutte contre la désinformation et au fact-checking. Une initiative qui vise à renforcer les capacités des professionnels des médias face aux enjeux démocratiques et sociopolitiques.
Dans un contexte où les périodes électorales peuvent exacerber les tensions et où les fausses informations circulent rapidement, la responsabilité des médias devient particulièrement déterminante. C’est autour de ces enjeux que des journalistes venus de Conakry et de plusieurs régions du pays, jusqu’à Nzérékoré, prennent part à cette session organisée dans le cadre du projet Participe-Guinée.

Pour Elhadj Amadou Diallo, journaliste international et ancien correspondant de la BBC en Guinée, les professionnels des médias doivent constamment remettre en question leurs pratiques et mesurer la portée de leurs productions.
« Les mots, les propos, les images diffusées et même les titres des journaux peuvent apaiser ou aggraver un conflit », rappelle-t-il.
Il insiste sur la nécessité de maîtriser les règles de couverture électorale, de privilégier les faits et de contribuer à l’éducation des citoyens.
La formation aborde également les mécanismes de vérification de l’information, indispensables pour identifier les fausses nouvelles, déconstruire les contenus trompeurs et lutter contre la propagation des discours de haine.

Responsable des recherches du CJID en Guinée, Alpha Amadou Diari Diallo souligne l’engouement suscité par cette initiative et la nécessité de mieux outiller les journalistes.
« Un journaliste qui est très bien formé est un journaliste qui est impactant, c’est un journaliste qui peut être un ambassadeur », affirme-t-il.
Copiloté par le CJID et WANEP, avec le soutien de l’Union européenne, le projet Participe-Guinée ambitionne de faire des bénéficiaires des relais de bonnes pratiques au sein de leurs rédactions respectives.
Au terme de ces trois jours, l’enjeu est de promouvoir une presse mieux préparée à vérifier, contextualiser et diffuser l’information, tout en contribuant à la préservation de la paix et de la cohésion sociale.
Informer avec rigueur, vérifier avant de publier et prévenir plutôt qu’attiser les tensions : autant d’exigences qui rappellent que le journalisme est aussi une responsabilité envers la société.
Baldé Diganais pour greenmedias.com



