Hier, mercredi 22 avril 2026, l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry a été le théâtre d’un rendez-vous scientifique majeur à l’occasion du pré-congrès de la Société Guinéenne d’Hématologie, d’Immunologie et de Transfusion Sanguine, placé sous le thème : l’intelligence artificielle au service de la médecine.
Dans une salle comble, médecins, chercheurs et experts venus de Guinée et de la sous-région ont massivement répondu à l’appel, conscients de prendre part à un tournant décisif pour l’avenir des systèmes de santé.
Dès l’ouverture, le ton est donné : l’intelligence artificielle s’impose comme un levier incontournable. À travers des communications riches et accessibles, les intervenants ont démontré comment ces technologies permettent « d’accéder rapidement à une documentation scientifique fiable », « d’automatiser certaines tâches » et surtout « d’optimiser la prise de décision clinique ».
Au dans cette interview accordée après la journée de Pré-congrès, le Docteur Aboubacar Sidiki Magassouba, enseignant-chercheur et spécialiste de l’intelligence artificielle, reviens sur l’essentiel de la journée.

Avec pédagogie, il a mis en lumière les opportunités offertes par ces outils tout en appelant à la prudence : « l’intelligence artificielle ne remplace pas le médecin ». Un rappel essentiel, alors que « des erreurs de calcul ou d’interprétation peuvent survenir », engageant toujours la responsabilité du praticien.
Dans un contexte où l’information médicale évolue à grande vitesse, ces solutions apparaissent comme des alliées stratégiques. Mais loin de tout excès d’enthousiasme, les experts insistent sur une appropriation responsable, fondée sur l’éthique et la rigueur scientifique.
La forte mobilisation observée lors de cette première journée confirme l’intérêt grandissant pour ces innovations. Ce congrès se positionne désormais comme un véritable carrefour d’échanges, invitant les professionnels de santé à « s’impliquer activement » et à « contribuer aux discussions scientifiques » tout au long de l’événement.
À Conakry, un message clair se dessine : l’avenir de la médecine se construit dès maintenant, à la croisée de la science, de la technologie et de l’intelligence humaine.
Baldé Diganais Journaliste de greenmedias.com



