Voici pourquoi la finance verte ne suffit pas sans une gouvernance verte.
La finance verte s’est imposée comme une réponse urgente aux défis environnementaux.
Des milliards sont investis dans des projets durables, des fonds labellisés, des obligations vertes fleurissent.
Pourtant, cette dynamique ne suffit pas à garantir un impact réel et pérenne.
Sans une gouvernance verte solide, la finance verte reste un concept fragile.
La gouvernance, c’est la colonne vertébrale qui structure, contrôle et oriente l’action.
Elle transforme une intention en résultat. Sans elle, les capitaux investis peuvent alimenter des projets inefficaces, mal cadrés, voire contraires aux objectifs annoncés.
Une gouvernance verte exige des critères clairs, transparents et contrôlés à tous les niveaux.
Elle établit des mécanismes d’évaluation et de sanction, oblige à rendre des comptes, pousse à la responsabilisation.
Elle crée aussi un cadre dans lequel les décisions financières ne sont plus seulement des arbitrages économiques, mais des choix alignés avec des objectifs environnementaux mesurables.
Cette gouvernance ne se limite pas à l’entreprise ou à la finance. Elle intègre les parties prenantes : communautés locales, régulateurs, ONG ou encore consommateurs.
Elle favorise la participation et la transparence. Elle construit la confiance, pilier indispensable pour des investissements durables.
La finance verte sans gouvernance verte est une façade. Elle promet, sans garantir. Elle attire, sans convaincre. Elle dépense, sans transformer.
L’enjeu n’est pas simplement de mobiliser des ressources financières. C’est de les orienter, de les piloter, de les suivre avec rigueur.
C’est d’aligner les incitations économiques avec les nécessités écologiques.
La vraie révolution écologique ne passera pas uniquement par le volume des capitaux.
Elle passera par la qualité de la gouvernance qui encadre ces flux. Sans elle, l’argent vert risque de se diluer dans des pratiques inefficaces et les objectifs climatiques resteront hors de portée.
La finance verte est une étape. La gouvernance verte en est la condition.
Ensemble, elles forment la seule voie capable d’inscrire durablement la transition écologique dans l’économie réelle.
Comment rectifier le tir pour promouvoir une gouvernance verte plus efficace ?
Dr Alpha Abdoulaye Diallo